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Il semble que l'immensité de la steppe suscite les rêves fous des bâtisseurs d'empire, flamboyants autant qu'éphémères : Alexandre, Gengis Khan, Tamerlan. Coupoles azur des mosquées, or, épices et soie... Ces mots évoquent les joyaux d'Asie Centrale que sont Samarkand, Boukhara et Khiva. Entre montagnes, steppes et déserts ouverts sur les profondeurs de l'Asie, de mosquées en mausolées, les richesses de ces villes oasis se dévoilent aux yeux du voyageur.
LES ÉTAPES DU VOYAGE EN JORDANIE LES ETAPES DE VOTRE VOYAGE EN OUZBEKISTAN
JOUR 01 Paris - Tachkent
Rendez-vous à l'aéroport à 20h00. Assistance aux formalités d'enregistrement et d'embarquement. puis envol pour Tachkent par le vol regulier. Dîner et nuit à bord.
JOUR 02 Tachkent
Arrivée à l'aéroport de Tachkent à 07h00 . Accueil par le guide francophone de Sarbon Tour. Petit déjeuner.
Départ pour un tour de ville de la capitale de l'Ouzbékistan.
Tachkent La capitale de la République d'Ouzbékistan est une des plus grandes villes d'Asie Centrale. Les plus anciennes références à cette cité datent du IIe siècle av. J.-C. On la connaissait alors sous le nom de Chach, et les annales décrivent de magnifiques palais, de luxuriants jardins entourant de nombreux temples, ainsi que de nombreuses rues où les artisans exerçaient leurs métiers.
Chach était célèbre depuis Byzance jusqu'en Chine pour son travail des métaux, ses cotonnades et vêtements de laine, ses céramiques ainsi que ses bijoux, son or et ses pierres précieuses.
On la connaissait aussi pour la production et le commerce d'armes de toutes sortes. Au carrefour des grandes voies commerciales, la ville était un des grands centres artisanaux et artistiques de toute la région. On commença à l'appeler Tachkent, "la Ville de pierre, à partir de la fin du Xe siècle. Aujourd'hui, avec une population dépassant les 2.8 millions, Tachkent est la plus grande ville et le plus grand centre industriel de l'Asie Centrale moderne.
Départ pour un tour de ville de la capitale de l'Ouzbekistan, riche en parcs et fontaines. Vieille de 2000 ans, elle fut autrefois un grand centre commercial au croisement des routes caravanières reliant Europe et Indes, elle reste aujourd'hui un grand centre culturel.
Déjeuner en cours de visite.
Visite de la medersa Abdul Kassym, située au sud du bazar Chorsu et la place de " L'amitié des peuples ". Construite au début du 19ème siècle, cette medersa était l'une des universités coraniques les plus réputées de Tachkent. Les élèves y étudiaient le Coran, mais aussi les mathématiques, l'astronomie, la littérature perse et arabe. La medersa accueille aujourd'hui des boutiques et des ateliers d'artisans, graveurs sur bois, céramistes, peintres de miniatures sur boîtes.
On y trouve également des tissus brodés et des bijoux.
Le Bazar Chorsu dont le nom signifie les " quatre chemins " est le plus grand bazar du centre de Tachkent. Bazar à l'intérieur du bazar, le grande halle, accueille les produits de tout le pays : fruits secs à l'étage, épices et condiments au rez-de-chaussée.
Retour à l'hôtel. Dîner au restaurant "Nur" et nuit.
JOUR 03 Tachkent - Ourguentch - Khiva
Transfert à l'aéroport de Tachkent et envol pour Ourguentch par le vol HY 1051 à 07h00 . Assistance aux formalités d'enregistrement et d'embarquement. Arrivée à l'aéroport de Ourguentch à 09h30. transfert directement à Khiva (30km). Installation à l'hôtel.
Déjeuner au restaurant de l'hôtel.
Aprés midi découverte de la ville de Khiva. Cette ancienne ville du Turkestan, capitale d'un khanat dès le XVIIe siècle, est logée au milieu de l'oasis de Khorezm. Elle fut l'un des plus grands marchés d'Asie Centrale et sa prospérité dura jusqu'au début de notre siècle. Aujourd'hui, la ville intérieure Itchan-Kala est un véritable musée ouvert. Vous y parcourrez le labyrinthe de ses ruelles, à la recherche du palais Tach-Khaouli, autrefois le logement des femmes du harem. Vous découvrirez d'autres medersas, mausolées et mosquées dominées par leurs minarets si typiques.
JOUR 04 Khiva- Ourguentch
Journée consacrée à la visite de Khiva. presque au centre d'Itchan-kala, un long mur aveugle flanqué d'un minaret sert en réalité de façade à la mosquée Djouma (de vendredi), la principale mosquée de Khiva. C'est une mosquée de type fermé en raison du climat rigoureux de l'hiver et des grandes chaleurs de l'été. Ses 218 colonnes de bois sculpté évoquent les anciennes mosquées d'Arabie.
Derrière la mosquée Djouma s'élève le monument le plus célèbre de Khiva : le mausolée de pakhlavan-
Makhmoud . Cet homme (1247 - 1325) est le saint patron de la ville. Un personnage hors du comun : fourreur de son état, c'était aussi un lutteur hors pair et un poète. Issu de la tribu des Kungrad, il est considéré comme le fondateur spirituel de la dynastie. Son tombeau fut construit à l'emplacement de son atelier de fourreur, et, en 1810, il fut inclus dans le mausolée dynastique des khans kungrad.
Un haut portail conduit à une cour intérieure dans laquelle se trouve un puits où viennent boire les jeunes mariés désirant un enfant. Les majoliques qui décorent l'intérieur du bâtiment sont d'une beauté époustouflante. Les Parois et la coupole sont entièrement revêtues d'arabesques végétales bleues et blanches dans lesquelles sont insérées des poésies du poète.
Déjeuner en cours de visite dans une medersa.
Situé à l'extérieur de la medersa, au coin est de sa façade, Kalta Minor ou " minaret court " devait être le minaret le plus élevé du monde musulman, culminant à 70 m, hauteur qui ne fut jamais atteinte, les travaux ayant été abandonnés après la mort du khan. Selon la légende, le khan de Boukhara, apprenant le projet de son rival de Khiva, projeta de faire enlever l'architecte pour qu'il vienne élever un minaret encore plus grand dans sa ville.
Ce qu'apprenant, et afin que son savoir ne profite à personne d'autre, le khan de Khiva décida d'assassiner l'architecte sitôt son travail achevé. Le khan de Boukhara mûrissant le même projet, l'architecte finit par s'enfuir sans demander son reste, et le minaret resta tronqué à tout jamais. Le " minaret court " ne s'élève donc qu'à 26 m, le diamètre de sa base mesure 14 m, et il est entièrement et superbement décoré de majolique verte et bleue mariée au vert si particulier de Khiva.
La medersa et le minaret Islam Khodja. Le plus haut minaret de Khiva (44,50 m) fut construit en 1910 par le vizir d'Isfandiar Khan, Islam Khodja. Il s'agit de l'une des dernières réalisations architecturales islamiques en Asie centrale. Le minaret avait un triple rôle : relieux (le muezzin y appelle à la prière), militaire (comme le minaret kalon de Boukhara, il constitue un poste d'observation idéal pour prévenir les fréquentes attaques) et celui d'être un point de repère idéal pour qu'on ne se perde pas dans le désert ni... dans une ville pleine de méandres.
Dîner dans la cour d'une medersa et concert folklorique.
JOUR 05 Ourguentch - Boukhara (480km soit environ 8h de route)
Départ vers 8h00 par la route à destination de Boukhara en passant par le désert de Kizil Kum.
Tout en longeant les rives de l'Amou Daria qui serpente à travers le désert de Kizil Kum. Vous pourrez apercevoir quelques ruines d'anciens caravansérails (hôtellerie utilisée par les caravanes qui traversaient le désert pour le commerce de la soie, des épices et des esclaves).
Déjeuner en cours de route
Route vers Boukhara, deuxième "ville musée" d'Ouzbékistan qui fut la capitale régionale de la fin du XVIème siècle jusqu'en 1917.
Cette ville aux monuments historiques si nombreux, dont la construction remonte à l'époque ou Boukhara était le plus grand centre culturel de l'Asie Centrale, regorge de monuments époustouflants au cour d'une vieille ville intacte. Même si elle ne compte plus 360 mosquées - soit une par rue - comme avant la Révolution, Boukhara a toujours la réputation d'être une " ville musée " : dix siècles d'histoire sont inscrits dans ses monuments qui condensent en quelque sorte toute l'architecture de l'Asie Centrale.
Sur cette ville aux rues grouillantes, à la population accueillante et active, veillent curieusement des couples de cigognes, souvent perchées sur des minarets où elles ont élu domicile - dit-on - à Boukhara, elles sont devenues le symbole de la ville. Matinée dans cette oasis séculaire depuis le IIème siècle avant J.C., sur la route des caravanes et des grandes invasions.
Arrivée à Boukhara en fin d'après-midi. Installation à l'hôtel. Dîner et Logement à l'hôtel.
JOUR 06 Boukhara
La journée sera consacrée à la visite de la ville.
Visite de la medersa Nodir Dévonbegui (1622-1623), conçue d'abord comme le caravansérail. La medersa fait partie d'un des ensembles architecturaux les plus originaux de Boukhara : le Liabi-Khauz ( " Rive du Bassin ").
Bordé de tchaïkhana et de mûriers pluricentenaires, le Liabi-Khauz est un lieu de vie et de convivialité au cour de la vieille ville, point de départ et d'arrivée idéal des balades dans Boukhara. Derrière les feuillages des mûriers se dessinent les somptueuses façades de la medersa Nodir Devonbegui. Le bassin dispense de la fraîcheur même aux heures chaudes de l'été. A l'époque de sa grandeur, Boukhara comptait une centaine de bassins de ce type.
L'élément le plus ancien est la medersa Koukeldach (1568-1569). Le troisième bâtiment de l'ensemble est la Khanaka ( le caravansérail pour les derviches pèlerins. C'est là que descendaient les hôtes de marque qui pouvaient y donner des conférences mystiques.
Continuation de la visite par un labyrinthe des ruelles qui conduit à une place que domine l'un des plus récents monuments de Boukhara : la medersa Tchar Minar aux quatre minarets aux coupoles turquoises.
La mosquée Maghoki Attari (XII-XVI) à deux étages a été construite sur le reste des fondations de l'ancienne construction médiévale - sa façade est enfoncée dans le sol de près de 4,5 - d'où son nom Maghok - souterrain.
Déjeuner en cours de visite sur la place de Liabi-Khauz.
L'ensemble Gaokouchon : la medersa et la mosquée Khodja avec son minaret représentent des styles d'architecture propre à Boukhara : la medersa et la mosquée sont construits côte à côte et leurs façades principales sont tournées vers une petite place avec l'étang.
Un autre style "classique" de Boukhara est le " koch " (les jumeaux) l'ensemble de deux medersas se faisant face. Telles sont la medersa d'Oulougbek, édifiée en 1417 et la medersa du khan Abdelaziz.
Continuation de la visite de la ville : Complexe Kalian, ou le " pied du Grand " est sans doute la plus belle place de la ville et en tout cas la plus monumentale.
Le Minaret de Kalian, construit en 1127, servait à appeler les fidèles à la prière. Cinq fois par jour, quatre muezzin grimpaient les 105 marches de son escalier intérieur pour appeler à la prière. Leurs voix portaient à plus de 8km et les autres minarets relayaient l'appel dans un rayon de 16km.
Surnommé " la tour de la mort " au 17ème siècle car c'est de son sommet que l'on jetait les condamnés à mort et autres impurs, le minaret servait aussi de point d'observation le jour et de phare la nuit. Tous les soirs, on allumait une bassine remplie d'huile placée au centre de la rotonde située au sommet. Les caravanes arrivant du désert pouvaient ainsi se repérer, tels les vaisseaux à l'approche des ports.
Gengis Khan, qui avait rapidement apprécié son importance stratégique, épargna le minaret alors qu'aucun autre monument de Boukhara ne survécut à son passage. Vous admirerez le palais aux Quarante Colonnes et le puits de Job.
Découverte de la citadelle Ark qui fut la résidence fortifiée de l'Emir et de son harem jusqu'en 1920. Elle comportait des palais, des casernes, l'Hôtel des monnaies et la prison. Située sur la place du Reghistan, c'est là qu'avaient lieu les châtiments corporels dont la fameuse épreuve des 72 coups de bâton. En face, visite de la mosquée Bolo-Khaouz dont les arbres entourant le bassin et le minaret en font un havre d'ombre très appréciable. Des marches de marbre descendent vers les eaux sombres mais rafraîchissantes du bassin construit au 16ème siècle et qui donna son nom à la mosquée (khaouz).
Le soir, dîner et concert folklorique dans la cour de la Medresa Nodir Divan Begui. Nuit à l'hôtel.
JOUR 07 Boukhara
Le matin, visite extra-muros.
Départ pour une visite extra-muros : la nécropole Tchor Bakhr et le lieu de pèlerinage soufi Baha-al din Nakchband (du nom du fondateur de l'ordre soufi des nakchbandi, le plus répandu en Asie Centrale, qui vécut de 1318 à 1389).
En retournant vers la ville, on verra également l'ensemble du Sitoraï-Mokhi-Khossa " le palais de la Lune et des Etoiles " fut la résidence secondaire des derniers émirs de Boukhara. Cette résidence d'été des khans de Boukhara est située dans un immense parc de plus de 6ha. Un premier palais, entouré de jardins, fut construit par l'émir Akhad Khan à la fin du 19ème siècle.
Alim Khan, son fils, y ajouta un nouveau bâtiment en 1914. Le dernier khan de Boukhara avait fait ses études à Saint-petersbourg et son mode de vie s'en ressentait. Il commanda un palais qui se voulait sans doute à la pointe de la modernité, mêlant l'architecture russe au style décoratif d'Asie centrale. Le résultat est surprenant. Visite du Mausolée d'ismaël Samani.
Déjeuner en cours de visite. Temps pour flâner dans le Bazar. Dîner chez l'habitant et dégustation du " plov " (plat traditionnel).
JOUR 08 Boukhara - Nourata - Yangi - Gazgan (286km)
Départ pour Nourata. Visite sur la route de l'élégant minaret de Vobkent du 12ème siècle, le mausolée d'Abdoulkholik Gijdouvoni et la medersa d'Oulougbek à Gidjouvan du 15ème siècle.
Visite de l'atelier d'un céramiste à Gijdouvan. L'atelier des céramistes de Gidjouvan est réputé dans tout l'Ouzbékistan et protégé par l'Unesco. Cette dynastie d'artisans céramistes travaille suivant une technologie ancestrale unique en son genre.
Arrivée vers midi et visite de la vieille ville : forteresse, source naturelle avec ses poissons sacrés. Déjeuner chez l'habitant et départ vers la yourte kazak. Promenade à dôs des chameaux. Inoubliable soirée au milieu de la steppe. Diner sous la yourte et concert du kazak et nuit sous la voûte céleste du désert.
JOUR 09 Yangi - Gazgan
promenade à dôs des chameaux. Les chameau de bactriane jouaient un role important Sur La Route de la Soie tres supportable aux chaleures d'ete et les froids d'hiver pouvaient transportaient des lourd merchandises d'une ville a l'autre en faisant la route de 30 a 40km par jour...
JOUR 10 Yangi - Gazgan - Aydarkul - Samarkande (298km)
Le matin transfert au lac Aydarkul et promenade au bord du lac Aydarkul, baignade et déjeuner au bord du lac. puis route vers Samarkand. C'est l'une des plus vieilles cités du monde. Ancienne étape de la Route de la Soie, ville phare de l'Orient à l'époque où Tamerlan en était le maître, autour de son nom s'étendent encore les rayons du mystère et du rêve.
Elle n'est plus " le visage de la terre ", ni même " la précieuse perle du monde islamique ", et pourtant, à la vue de ses monuments, ses medersas, ses minarets, ses mosquées (aujourd'hui restauré) il semble que se révèlent à la fois les monuments d'une civilisation prestigieuse et l'expression d'un art arrivé à ses sommets.
Le visage actuel de la vieille ville de Samarcande est celui que lu a donné au 14ème siècle l'empereur Tamerlan, qui en fait la prestigieuse capitale d'un immense empire s'étendant jusqu'à la mer Noire et au pendjab, en Inde, y réunissant les savants les plus connus de son époque : poètes, architectes, peintres, astronomes...
Arrivée et installation à l'hôtel. Un petit temps libre pour se doucher et visite la place du Réghistan.
Vos visites :
L'ensemble du Réghistan ( littéralement : la place du sable) était en quelque sorte le forum de la cité après l'invasion mongole ; sous Tamerlan, le Régistan servait de place du marché, d'où rayonnaient les six artères principales de la ville.
La medersa d'Oulougbek (1417-1420) était au XVe s. la plus grande université d'Asie Centrale. En plus des disciplines religieuses, on y enseignait plusieurs sciences : les cours d'astronomie, par exemple, étaient assurés par celui qu'on appelait le " platon de son époque " Kazy-Zade Roumi, et quelquefois par Oulougbek lui-même. La pureté de sa composition, la rigueur de ses proportions, la noblesse de sa décoration, l'harmonie de ses couleurs en font un modèle du genre.
La medersa Chir-Dor ( littéralement " la medersa aux tigres " ) apparut comme un double de celle d'Oulougbek deux siècles plus tard ( 1619-1635 - 1636). L'architecte ne s'est toutefois pas contenté de copier son modèle : ainsi, la nouvelle medersa ne possède plus de mosquée d'hiver, mais seulement deux salles d'études qui ont, elles, conservé leurs magnifiques coupoles.
La medersa Tilla-Kari ( c'est-à-dire " couverte d'or ") apporta la touche finale à l'ensemble quelques années plus tard ( 1646 - 1647- 1659 - 1660).
Dîner dans le restaurant " Staraya Arba "
JOUR 11 Samarkande
Petit déjeuner.Continuation de la découverte de Samarkande, ville " semblable au paradis ". Si Tamerlan fut un conquérant sanguinaire, il fut aussi un bâtisseur de génie en faisant édifier des monuments dignes de contes des mille et une nuits.
Le matin, Découverte de la nécropole de Chakhi-Zinda. A la lisière d'Afrassiab, en plein cour d'un vaste cimetière, se trouve l'ensemble unique de mausolées Chakhi-Zinda ( ou Chah-i-Zindeh). Ce nom désigné Koussam, fils d'Abbas et cousin de Mahomet, dont le martyre en ces lieux serait à l'origine de ces monuments de culte.
Cependant, à partir de 1370, on y ajoutera de nombreux tombeaux destinés à la famille de Tamerlan et à ses généraux.
Visite des vestiges de l'observatoire géant d'Ouloug Beg : cette construction était au 15ème siècle unique au monde. Il s'agissait d'un gigantesque instrument d' astronomie se présentant comme un édifice circulaire à 2 étages de 48 mètres de diamètre. Il reste malheureusement peu à voir mais la partie souterraine du sextant géant vaut la visite : un arc de 11m bordé de parapets en marbre où sont indiqués les degrés. Ouloug Beg était un érudit, à la fois poète et mathématicien, considéré comme l'un des plus grands astronomes de son temps.
Alors qu'à l'époque les télescopes étaient encore inconnus, il écrivit un catalogue astronomique où furent recensées les coordonnées de plus de 1000 étoiles. Il sut déterminer le cycle de rotation de la planète Saturne ainsi que la durée de l'année stellaire avec moins d'une minute d'erreur. Mais son fils, allié à des fanatiques religieux, mit fin à ses travaux en l'assassinant en 1449.
Non contents de faire disparaître l'homme de science, qui osait discuter de l'existence de Dieu avec ses étudiants, les fanatiques détruisirent ses réalisations et surtout la plus irrespectueuse : l'observation qui abritait le plus grand sextant au monde : 90 ] alors que les sextants habituels sont de 60 °.
Visite du musée d'Afasiyab et du Mausolée St Daniel. posé au bord de la falaise d'Afrosyab donnant sur la rivière Syab, le long mausolée comporte cinq coupoles. C'est le seul lieu de Samarcande qui rassemble les trois confessions, musulmane, chrétienne et juive. Il fut construit au début du 14ème siècle par Tamerlan, qui rapporta les ossements du saint de sa campagne en Asie Mineure.
Déjeuner en cours de visite dans le restaurant "Labi Gor".
Visite du plus célèbre monument de Samarcande et en même temps symbole de la ville ; il s'agit sans conteste de Gour-Emir, déformation de " Gouri-Mir " ou " tombeau de l'Émir ", c'est-à-dire de Tamerlan. La création de cet ensemble n'était cependant pas destinée au terrible empereur, mais à Moukhammed-Sultan, son petit-fils préféré. C'est sous Oulougbek que le Gour-Emir se transforma en tombeau dynastique des Timourides : plusieurs autres membres de la famille de Tamerlan y reposèrent bientôt, alors que la construction prenait fin.
L'équilibre entre puissance et raffinement que représente le Gour-Emir s'apprécie encore mieux grâce aux deux mausolées qui s'élèvent de part et d'autre, témoins symboliques de l'évolution architecturale de ce type de construction : au Nord-Ouest, le Roukhabad (ou résidence de l'Esprit, fin du XIVe s.) appartient encore aux traditions de l'époque précédente par sa composition (l'identité des façades est résolument archaïque, seule l'importance des dimensions est typique de l'architecture timouride).
Au sud-est l'Ak-Saraï (érigé vers 1470) indique en revanche que l'accent porte désormais sur les intérieurs (système complexe d'arcs entrecroisés, richement décorés, permettant d'élever des voûtes plus solides). Aujourd'hui l'Ak-Saraï, qui servit de sépulture aux descendants mâles des Timourides lorsque la place vint à marquer dans le Gour-Emir, est entouré de maisons traditionnelles en pisé ; le Roukhabad, qui abrite la tombe du cheikh Bourkhaneddine Sagardji, mort vers 1380, a été dégagé.
Visite de la mosquée Bibi Khanoum. Construite pour la femme préférée de Tamerlan, entre 1399 et 1404, le grand empereur avait fait appel à une équipe d'architectes et d'artisans de Samarcande ainsi que d'artisans de fais prisonniers en Iran et en Inde. Elle était la plus grande d'Asie Centrale. Ses murs extérieurs, flanqués de quatre minarets (il ne reste que la partie inférieure de celui du Nord-Ouest), mesuraient 167m de long sur 109 de large.
Le centre en était une cour de 78m sur 64m, pavée de dalles de marbre et de céramique, entourée de galeries d'arcades soutenues par plus de 400 colonnes de marbre blanc et surmontées de coupoles. Le temps n'a épargné que le portail, deux petits bâtiments latéraux et la grande mosquée centrale.
Le portail d'entrée donne la mesure - ou plutôt la démesure - de l'ensemble : sa largeur est de 46m, sa hauteur actuelle de 36m. Le tremblement de terre de 1897 en a détruit l'arc, dont la niche intérieure était revêtue de marbre ciselé. Le marbre s'est conservé au niveau inférieur, orné d'une frise de calligraphies et de stalactites. Une harmonieuse mosaïque de briques couvre les murs.
promenade dans le bazar coloré de la ville " Siyab ". Dîner dans une famille ouzbek et concert traditionnel.
JOUR 12 Samarkande - Tachkent- Paris
Départ pour Tachkent vers 07h00 (320km 5h30 heure de trajet), Arrêt près de Djizak " aux portes de Tamerlan ". Arrivée vers 12h30 et déjeuner au retaurant "Uygur", l'après-midi vers 14h30 transfert à l'aéroport de Tachkent et envol à 15h45 à destination de Paris avec la compagnie Ouzbékistan Airlines. Fin de votre voyage. Arrivée à Paris dans la soirée vers 20h40.
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